Enquête sur les abus de la Sabam à la demande des festivals

L’Autorité de la concurrence a lancé, à la demande des festivals de musique, une enquête sur des abus de la Sabam. Les organisateurs d’événements musicaux s’inquiètent que la Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs ait décidé unilatéralement d’augmenter ses tarifs pour les festivals, indiquent-ils vendredi dans un communiqué.

La Sabam a décidé plus tôt cette année de revoir les tarifs pour les festivals: pour les plus importants, les cotisations passeraient de 2,66% à 3,51%. De plus, la société a élargi son mode de calcul en incluant notamment les cachets des artistes, ainsi que les frais d’éclairage et de sonorisation. La Sabam argumente que ses tarifs pour les festivals belges sont plus bas que ceux des événements organisés dans les pays voisins. Les nouvelles règles doivent entrer en vigueur au 1er janvier 2017.

La fédération des festivals de musique avait déjà indiqué sa préoccupation d’une menace d’augmentation des tarifs, qui pouvait atteindre 16 à 37% selon la taille de l’événement. Vendredi, elle a annoncé avoir réfléchi à la question tout l’été et être arrivée à la conclusion que les nouveaux tarifs étaient tout simplement “inacceptables”.

Les organisateurs de festivals estiment d’une part que la Sabam a été trop sélective et insuffisamment critique quand il a été question de comparer les prix des événements belges avec ceux des pays voisins. “Les tarifs pour les festivals britanniques sont par exemple 3% plus bas que ceux de nos événements”, rapportent-ils.

Le secteur a donc, sur conseil du SPF Economie dont dépend la Sabam, alerté l’Autorité de la concurrence, qui a ouvert une enquête sur de potentiels abus de la Sabam, qui profiterait de sa position monopolistique.

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