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« C’est important à mes yeux. Je me sens Français »

Né à Kinshasa en République démocratique du Congo en 1986, Maître Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, est arrivé en France en 1988 alors qu’il avait deux ans et demi. En décembre 2016, il avait expliqué dans l’émission « On n’est pas couché » avoir effectué sa demande de naturalisation mais que son emploi du temps chargé entravait la constitution de son dossier. « Il y a pas mal de démarches à faire, il faut que sois présent, et avec la tournée etc… Il faut que je sois là, il faut se déplacer, il faut aller aux rendez-vous (…) Je vais avoir cette carte, ce passeport, ça ne va rien changer à ma vie, à ce que je ressens, à mes appartenances. Je représente la France à l’étranger et je suis aussi un artiste africain. Ça existe la double nationalité » avait-il assuré face à un Yann Moix très intrusif sur le sujet. Des propos relayés dans la presse qui ont, selon lui, peut-être eu une incidence sur sa requête. « Un jour sur un plateau télé, j’avais dit « C’est bon je vais avoir mes papiers ». Je crois que ça les a vexé. Je me suis emballé, donc du coup ils m’ont dit « On te refuse la nationalité » » a-t-il assuré avec une pointe d’humour à Nikos Aliagas.

Au delà de la plaisanterie, ce refus laisse un goût d’incompréhension et d’amertume dans la bouche de Maître Gims. Avec 1,5 million de disques écoulés pour « Subliminal » (2013) et « Mon coeur avait raison » (2015), des tubes à la chaîne, une popularité toujours plus grandissante et même une statue au Musée Grévin, le rappeur estime qu’il a sa place en tant que citoyen français. « C’est important à mes yeux. Je me sens Français, je m’exprime en français, je suis ambassadeur de langue française dans le monde, mais on m’a refusé la nationalité (…) J’ai passé les tests et c’est normal car c’est la loi. C’est important de le faire, car on reproche aux artistes d’être au-dessus des lois. J’ai fait la demande, le dossier il est béton (…) Qu’est-ce que je peux faire, moi ? » s’interroge-t-il aujourd’hui. « Comme quoi, la notoriété n’est pas un passe-droit » a conclu Nikos Aliagas.

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Catégories : Musique

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